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Né en 1958 à Bruxelles, j'ai étudié la photographie à L'Ensav / La Cambre de 1981 à 1986.
Tout en étant particulièrement tourné vers le photojournalisme, mon travail photographique est égalemment orienté vers le portrait et le paysage.
J'ai beaucoup travaillé pour des compagnies de théâtre (Cie Extrêmement Prétentieuse, ZirkThéâtre, The Primitives, Babazooka ...).
Je pratique le reportage d'entreprise et événementiel.
Passionné par l'asie où j'ai passé plusieurs années, j'y ai réalisé, entre autre, mon travail fétiche, une série de photos noir & blanc au format 6x6.
En 2000, j'ai commencé à m'intéresser à l'infographie et au webdesign.
Fort de l'expérience acquise comme graphiste pour une société de multimédia, je m'occupe maintenant aussi de création de sites internet et autres travaux graphiques.
La photographie digitale m'est devenue aussi familière que l'argentique.
Je me suis en outre formé à la prise de vues et au montage vidéo Haute Définition.
Je voyage régulièrement au Vietnam, qui est devenu mon pays d'adoption..



Quelques reportages...

- Reportages au Vietnam, Cambodge et Laos (6x6, n&b), 91, 93, 95, 97, 99, 02, 04, 05, 07, 09, 10
- Reportages au Vietnam (couleur), 91, 04, 07
- reportage sur la Slovénie via «Photo session in Slovenia 95»
- Reportage sur la ville de Laon, France, 95
- Reportage en Tasmanie (couleur), 91
- Série de portraits en Asie (Tibet, Népal, Chine, Thaïlande, Birmanie, Inde) (6x6, n&b), 87/88
- Reportage sur les émeutes de Lhassa (Tibet) (couleur), oct. 87
- Série de portraits d’internés en institution psychiatrique (6x6, n&b), 86
- Reportage sur l’hôpital Erasme pour la fondation Erasme (24x36, n&b), 85



CONCOURS

Boursier Fondation SPES (Bruxelles), ’97
Prix National Photographie Ouverte (Charleroi) : mention en ’84, ’86, ’89, ’90, ’95
Prix AAA (André Jocou) (Charleroi), ’87
Prix Bruxelles-Laïc: 1er prix en ’ 84



EXPOSITIONS

2000: Saint-Malo (France), Centre Culturel
1999: Bruxelles, Galerie Verhaeren
1998: Laon (France), Maison des Arts et Loisirs
1998: Hanoï, Danang, Saïgon (Vietnam), Visual Concept
1998: Bruxelles, Espace Delvaux
1997: Dunkerque (France), Focales ’97
1997: Palermo (Italie), Palermofoto ’97
1996: Bordeaux (France), Arrêt sur l’Image
1996: Leuven, Cultureel Centrum
1995: Laon (France), Eté de la Photographie
1995: Ljubljana (Slovénie), Photo Session
1992: Bruxelles, Galerie des Amis de l’Unesco
1990: Châtelet, Hôtel de ville
1990: Charleroi, 4me Triennale de la Photographie
1989: Houston (USA), Houston Photo Fest
1989: Verviers, Galerie Phototype
1987: Charleroi, Galerie du Musée de la Photographie
1985: Bruxelles, Hôpital Erasme



COLLECTIONS

Musée de l’Elysée, Lausanne (Suisse)
Musée de la Photographie, Charleroi
Ministère de la Culture de la Communautée française, Bruxelles
Israeli Museum of Photography, Tel-Hai (Israël)



PARUTIONS

Boom Report (by Michael Magercord), 99
Le Matin, 24/07/98 (texte & photos)
La Fotografia Actual (Barcelona), mai 96
Camera Austria International (n°51/52), 95
Photodom (Taïwan), juillet 95
Le Journal du Mékong (Cambodge), 95
Carnet de route, Tintin au Tibet (éd. Casterman 93)
Signature, avril - mai 1990
Le Soir, 14 mars 89 (texte & photos)
La Cité, 9 mars 89
Le Veilleur de Nuit, février 89 (texte & photos)
Arts Antiques Auctions, novembre 87
Le Nouvel Observateur, 30 octobre 87


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Depuis plus de vingt ans, Ivan Mathieu poursuit une démarche atypique dans le paysage photographique belge. Etranger aux genres établis, aux effets de mode, à la rentabilité immédiate, son travail a néanmoins trouvé depuis longtemps un écho international unanime : Charleroi, Bruxelles, Lausanne, Houston, Ljubljana, Bordeaux, entre autres, ont fait place à son écriture photographique sensible, une photographie au service d'un élan philosophique : l'humanisme.

L'humanisme a, faut-il le rappeler, une longue tradition en photographie. A tel point qu'un pan entier de l'histoire du médium y soit intimement lié. Lewis Hine, Dorothea Lange, Eugène Smith, Werner Bischof pour n’en citer que quelques-uns, fout partie de ces figures emblématiques qui usèrent du reportage pour conscientiser l'homme sur le respect et la dignité à accorder à ses semblables. Les travaux d 'Ivan Mathieu s’inscrivent, eux aussi, de plein pied dans cette optique.

A mille lieues de l'actualité chaude et de son de plus en plus piteux et incontournable corollaire, nous avons nommé l’info-spectacle, Mathieu se pose en voyageur-observateur au long cours. Qu'il s'agisse de la Chine, du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de la Thailande, de la Birmanie, de la Tasmanie, du Tibet, du Nepal, ou encore de l’Inde,.. - autant de repère-clés qui ont ponctué son errance -, on le sent fermement décidé à partager son émerveillement pour la simplicité des plus petites choses de la vie quotidienne en Asie. Aussi peu enviable puisse parfois être celle-ci, la démarche du photographe reste contenue. Aurait-il depuis ses premiers pas sur le continent asiatique secrètement décidé de ne pas prendre l'ascendant sur les sujets qu'il photographie (ce que sa technique lui permettrait aisément) ? Tout porte à le croire. Sans chercher l'impossible effacement de sa présence, Ivan Mathieu réussit à préserver un équilibre sain dans la rencontre, évitant ainsi que l'esthétisme ne constitue, à rebours, une "prise de pouvoir" malsaine sur ses sujets. La photographie redevient alors un acte de médiation pure, comme si le photographe éprouvait irrésistiblement plus que le besoin, le devoir de partager ce qui lui a été offert. Ni le soufre du sensationalisme, ni l'esbroufe d'une quelconque nature n 'ont trouvé le moindre interstice où se loger dans cette photographie empreinte de respect et d'humilité.

Vincent Meesen


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Si humaines...

Ivan Mathieu fait partie de ces photographes qui, en Belgique, défendent avec rigueur une certaine pratique de leur médium, sans concession aux courants artistiques à la mode, ni aux impératifs commerciaux.

J'ai pu observer son évolution depuis plusieurs années. Dès la fin de ses études à la Cambre, il se fait remarquer par une série de portraits de ses proches. Ces visages, considérés en gros plan, presque frontalement, coupés de tout contexte, de toute idée anecdotique, nous disent déjà qu'Ivan Mathieu est en quête de l'essentiel.

Cette exigence fondamentale, cependant, peut prendre des formes différentes. Au fil des années, il mène sa recherche de la vérité à travers le voyage en Asie, où il cherche l'autre, il se découvre lui-même.

Si ses images nous informent quant à la réalité des pays traversés, Vietnam, Népal, Tibet, ce n'est pas en mettant en valeur les beautés factices, ni pour les décrire d'une manière sèchement documentaire. Au contraire, le photographe garde une distance par rapport au réel, en travaillant en noir et blanc (la couleur lui paraît inutile, voire dangereuse), en n'hésitant pas à assumer certaines imperfections si elles sont porteuses d'émotion (le flou, ou le bougé), et en privilégiant le format carré avec lequel le public est moins familier mais qui lui paraît idéal: il contient mieux, et davantage.

Je ne sais si la photographie peut changer le monde. Je crois cependant qu'elle peut y contribuer. Des témoignages tels que celui d'Ivan Mathieu sont essentiels

Georges Vercheval
fondateur du Musée de la Photographie

A propos de
/ par Georges Vercheval, fondateur du Musée de la Photographie à Charleroi

A propos de
/
par VIncent Meesen, photographe

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